LES TITRES DE LA COLLECTION
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Un recueil de deux histoires égalesDès le début de sa conception, durant l’hiver 2008, le livre a été imaginé comme un petit recueil, à l’instar du précédent opus, « La Vigne qui aimait un lierre, et autres fables... ». Celui-ci compte trois Histoires d’en rêver, soit une principale et deux « bonus ».
Cette fois, Jean-Sébastien Blanck a imaginé de proposer un livre à deux histoires mais de même longueur, même poésie, même univers, la première donnant son nom à l’ouvrage. « Goliath n’est donc pas à considérer comme une face B » précise Jean-Sébastien Blanck. « Cette histoire a d’ailleurs longtemps failli prendre la première place du livre… ». C’est pourquoi le titre de l’ouvrage comporte en couverture , le plus clairement possible, le titre « suivi de Goliath »
« La Feuille et son Vent » : un an de rédaction
L’histoire de « La Feuille et son vent » a été conçue à la fin de l’été 2007. Le texte a été rédigé à partir de l’automne de la même année et longuement retravaillé jusqu’au printemps 2008. Pour restituer une atmosphère poétique des contes à la fois anciens et modernes, Jean-Sébastien Blanck a voulu en effet s’imprégner des fabliaux du Moyen-Age et de poèmes anciens. « Le texte a été remis sur le métier une vingtaine de fois. Je l’ai lissé, enrichi et relissé encore… » explique Jean-Sébastien Blanck. La difficulté était de proposer un registre et un vocabulaire assez riche, tout en étant fluide et relativement oral. »
Un mystérieux narrateur L’une des originalités du texte de « La Feuille et son vent » tient en son narrateur. Comme pour donner suite au précédent ouvrage de la collection, « La Vigne qui aimait un lierre et autres fables », le texte fait toujours sentir la présence d’un mystérieux narrateur. Cette fois, il n’hésite pas tout au long du texte, à interpeller son lecteur qu’il intitule tour à tour, « toi le promeneur des forêts », « Toi le berger », ou encore « Toi qui sèmes les mers de blés »…L’histoire - comme son lecteur- sont en effet censés se situer dans un environnement de forêts et campagnes, au cours des moissons, au début de l’automne. « Je connais une histoire qui fera ta joie » dit-il dès le commencement. Illustrations : un choix évident Au cours du printemps 2008, la Direction artistique d’Alzabane éditions et Jean-Sébastien Blanck ont travaillé au choix de l’illustrateur, autant pour « La Feuille et son vent » que pour « Goliath ». Celui-ci s’est très rapidement, et naturellement porté sur Manuel Purdia, dessinateur argentin qui avait déjà dessiné « L’Un et L’Autre ». Cette fable se situe également dans un cadre forestier. « Manuel Purdia combine avec magie, l’univers des contes anciens et un graphisme moderne. Il allie poésie et humour, tendresse et suspens…» explique Jean-Sébastien Blanck. Le travail de découpage et de mise en scène commence en juin 2008 et les 20 illustrations, en aquarelles, sont terminées en septembre 2008. « Goliath, ou le chat qui se rêvait roi… »
Longtemps, « Goliath » s’est intitulé « Misorus », puis « Le chat qui se rêvait roi ». Aucun des ces deux titres ne semblait bien résumer le personnage, ou l’histoire Par ailleurs, les contraintes de mise en page de la couverture obligeaient à adopter un titre court. Plusieurs semaines de recherches ont permis d’aboutir à « Goliath » personnage dont le seul caractère biblique donne une dimension assez humoristique au vieux chat, proche du Raminagrobis de La Fontaine.
Mai 2008 : une parution manquée A l’origine, « Goliath », encore intitulé « Misorus » devait paraître dans le recueil « La Vigne qui aimait un lierre et autres fables ». Ce n’est qu’au tout dernier moment, en décembre 2007, qu’il a été remplacé par « La Cité des sots », jugé plus drôle et complémentaire. Ces deux histoires sont pourtant assez proches dans leur parabole : dans l’une comme dans l’autre, il est question en filigrane du rapport entre les rois et leurs peuples. « La Cité des sots » est plus clairement satirique et drôlatique » explique Jean-Sébastien Blanck. De nouveau à l’ouvrage… Après cette parution annulée, ou plutôt retardée, « Misorus » qui deviendra « Goliath » quelques mois plus tard, intègre rapidement le projet de La Feuille et son Vent, qui se situe également dans un contexte de forêt. Dès lors, le texte est à son tour remis sur le métier. Mettre en scène une histoire statique Le travail de découpage et de mise en scène, réalisé au mois de juin 2008, nécessitera beaucoup d’inventivité : « Il faut se rappeler que le personnage principal, le chat, ne bouge pas d’endroit, pendant les deux tiers de l’histoire » précise Jean-Sébastien Blanck « De plus, et même si on ne le comprend qu’à la fin de l’histoire, il est aveugle et donc est censé ne rien voir….Illustrer une histoire statique, vécue par un aveugle et qui plus est, la nuit…ca n’est pas évident ! » Alternances de points de vue, flash back, apparition des personnages secondaires vont néanmoins permettre de donner cœur à une mise en scène particulièrement vivante et animée… |
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Alzabane, l'oiseau de la lune
